vendredi 15 juin 2018



« Au commencement était l'Enfant... »

Chers amis, chers lecteurs, chers spectateurs, me voici qui reviens vers vous pour vous parler de ce qui se mijote dans mon petit monde. Ceux qui me connaissent savent que je n'aime pas résumer en trois lignes, ni même en dix, ce que je voudrais raconter en entier, je m'en excuse par avance... Si vous me l'accordez, donc, je voudrais vous raconter une histoire pour partager avec vous ce qui occupe mon cerveau à l'heure actuelle...

C'était il y a vingt ans – dix-huit, exactement – une petite fille cherche à s'occuper pendant les longues heures de ses journées d'école. Elle ne peut s'empêcher de créer, son esprit fourmille et son hyperactivité cérébrale lui fait prendre un stylo. Elle teste, rature, s'amuse. Naît alors une calligraphie, une écriture et de là, tout un monde. Ainsi est né le Félot, une grosse planète (quatre fois la Terre) et ses habitants imaginaires, son Impératrice, ses voyages spatiaux et son écologie irréprochable. Elfes, nains, humains, animaux fantastiques et autres créatures merveilleuses cohabitent en parfaite harmonie. Quelques histoires apparaissent entre les exercices de math et de français, des personnages naissent, disparaissent, des mots gribouillés, des dessins, des billets de fusée, des rêves de petite fille... Mais elle ne s'arrêta pas là, au fil des années émerge tout un tas de croyances, légendes d'un monde en devenir, mœurs et coutumes de peuples lointains, évolutions de langages, de graphismes, d'atmosphère... Elle continue d'aller à l'école et son cerveau de fourmiller. Elle a bientôt vingt ans et sur les coins de ses cahiers de collégienne, de lycéenne puis d'élève de l'université traînent, ça et là, des morceaux de carte du Félot, des notes sur les légendes, des phrases en félotin, des courbes calligraphiées, des morceaux d'un rêve toujours en vie, d'un monde en gestation et qui ne dira pas son dernier mot de si tôt... Bientôt naît alors LA question : qui a créé ce monde et comment ? C'est le début d'une grande aventure, une genèse prend forme dans sa petite tête, une épopée, des épopées, des personnages, toujours plus loin, toujours plus précis... elle n'arrête plus sa plume devenue clavier et pense, pense, réfléchit, se creuse la cervelle cherchant LE lien entre toutes ses histoires... Puis un jour, il n'y a pas si longtemps, il est là, devant elle, elle le voit, enfin !

« Au commencement étant l'Enfant... »

Me voilà, quelques dix-huit ans plus tard, chers amis, chers lecteurs, chers spectateurs, devant le plus gros projet d'écriture qu'il m'ait été donné d'imaginer : Du Félot de mes huit ans au Dorante de mes quinze ans, en passant par Libellule et ses papilulles, les Fous de Bas Sang et tant d'autres, voici que prend forme le Monde de mes rêves. Je travaille depuis quelques mois déjà au plan de ce récit – de ces récits – qui un jour, je l'espère, pourront piquer votre curiosité au point de vous y plonger et -qui sait- toucher un peu votre âme d'enfant dans ce monde d'adultes de substitution...

Je ne vous en dit pas plus et vous laisse avec cet extrait de mon travail :

« L'imperturbable et éternel chant des fidèles résonnait dans la Crypte Sanctifiée du Temple de Félot. Les timbres de milliers de voix se mêlaient pour s'accorder en une psalmodie parfaite ; chant et clameur d'une foi partagée. Ils faisaient vibrer le cœur de l'immense ville en un battement sourd et régulier.
« Ec'h éicrèm Tnafne'l »
La prière s'élevait jusqu'au Fel dans les brumes de l'aurore.
« Ec'h éicrèm él Lèf ! »
Les vents de la saison chaude gonflaient les grappes fleuries des Alcias.
« Ec'h éicrèm él Lèf ! »
« Je remercie le Fel »
Grâce au Fel, cette gigantesque étoile qui protégeait la Planète, les félotins avaient lumière et chaleur sur leurs terre plus de six mois l'an.
Et dans l'extase de leur sempiternel été, les peuples en chantaient les louanges.
Chacun savait, au cœur de son propre cœur, quelque soit son origine, son accent et son espèce, chaque habitant du Félot savait. Depuis la nuit des temps ce savoir leur avait été transmis, d'abord par les Maîtres eux-mêmes puis des Maîtres au apprentis et enfin de ceux qui savaient le flot des fidèles avait reçu la Parole. Chacun savait, au cœur de son propre cœur, que l'Enfant avait créé le Monde et que les Maîtres les avaient créés eux, les fidèles des fidèles, les êtres des êtres, et leur gratitude ne pouvait être qu'infaillible.
Ils savaient aussi que l'autre morceau de leur monde, le morceau de la planète Originelle qui était restée auprès de l'Enfant, se trouvait au lointain centre de l'Univers. Poussière futile comparée au Félot, grain de sable flottant au cœur même du Cosmos, ils savaient que quelque part leur planète sœur attendait.
Ni terre promise, ni même berceau de leurs peuples, elle était pour les Félotins l'Origine oubliée du Monde où les premiers êtres de chair vivaient et évoluaient sous les yeux du Dieu Enfant, puisant à même son sein l'opulence de la vie et l'assurance de la paix.
« Ec'h éicrèm, éc'h éicrèm, éc'h éicrèm ! »
« Je remercie, je remercie, je remercie ! » »

To be continued...

Morgane Lesteven

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

« Au commencement était l'Enfant... » Chers amis, chers lecteurs, chers spectateurs, me voici qui reviens vers vous pour vous par...